L'archive
Les CAS
Tous les textes publiés, du plus récent au premier. Chacun part d'un fait réel et s'arrête là où la question commence.
20 CAS affichés.
- Les cheveux qu’on rachète
Les colonisateurs sont partis depuis des décennies. La règle, elle, est restée. Nous l’avons simplement signée de notre propre main.
- Le champ qu’on ne regarde jamais
Le pays a dix millions d’hectares de terres arables. Moins de deux sur cent sont cultivés. Et je fais partie de ceux qui n’ont jamais regardé la terre.
- Une seule porte
On paie plein tarif pour un service à moitié rendu. Et on se tait, parce qu’il n’existe nulle part ailleurs où aller.
- Le prix du respect
On a transformé un symbole en facture. Et on s’étonne, ensuite, que des jeunes épuisés choisissent de vivre ensemble sans jamais officialiser.
- Le recrutement
À force d’attendre une réponse qui ne vient jamais, on finit parfois par se demander si le problème ne vient pas de nous.
- Le premier rang
Trois cents personnes qui savent qu’une erreur vient d’être validée, et pas une seule main levée.
- La philosophie derrière à quel moment
Le changement ne commence pas dans un discours, un ministère, ou une élection. Il commence dans le silence qu’on choisit de garder.
- Jamais seul
300 000 francs pour une soirée, on les réunit à dix en une semaine. Un capital pour un commerce, personne ne le trouve.
- Recommence
67,95 % d’admis au BEPC. C’est le chiffre qu’on a publié. 41 304 enfants ont échoué — celui-là, personne ne l’a écrit.
- On construit une route, puis on la laisse se dégrader.
C’est peut-être de se demander pourquoi on attend toujours que tout soit cassé avant d’agir.
- On apprend à nos enfants à respecter les règles.
Alors ils ont deux choix : rester honnêtes et regarder les autres passer, ou devenir comme eux.
- Aujourd’hui, les salaires sont virés et les banques se remplissent.
Pourquoi faut-il encore que tout le monde se déplace pour une opération aussi simple ?
- Une station-service devient presque un paradis pour ceux qui connaissent quelqu’un.
Pourtant, c’est notre argent qui fait vivre ces stations.
- On nous donne un emploi du temps pour avoir de l’électricité.
On s’habitue tellement au manque qu’une amélioration exceptionnelle devient un cadeau.
- Tu fais la queue depuis une heure.
Mais demain, tu chercheras peut-être toi aussi « quelqu’un ».